L’addiction

Ces dernières années, nous sommes devenus addicts à tout : sucreries, séries TV en tout genre, jeux vidéo, antidépresseurs, smartphone, course à pieds, pratiques sexuelles…la liste est interminable.

L’addiction c’est quoi ?

Autrefois c’était un terme destiné à décrire les dépendances à l’alcool et aux drogues mais à présent, plus besoin de substance pour parler de conduites addictives. Les addictions sans substance, autrement dit comportementales, sont une réalité. On parle d’addiction pour décrire tout attachement nocif à une substance ou à une activité. Il s’agit d’une atteinte à la liberté puisque la pensée est obnubilée par la quête du produit ou du comportement.

De la dépendance à l’addiction : les causes

L’état de dépendance est une envie répétée presque irrépressible de reproduire un comportement ou d’absorber un produit, en dépit de la bonne volonté du sujet pour tenter de s’y soustraire. Ensuite, la consommation répétée du comportement ou de la substance provoque une modification progressive du fonctionnement des neurones du système de récompense (le fameux système à l’intérieur de notre cerveau limbique qui repère les actions intéressantes et sources de plaisir). L’addiction peut apparaître pour des comportements compulsifs tels que la prise alimentaire, le jeu, la masturbation. L’effet addictif repose sur l’augmentation de la dopamine libérée. Le sport ou la sexualité peuvent conduire aux mêmes modifications cérébrales que les addictions aux psychotropes (alcool, tabac…).

Profil des personnes addictives (en général)

Souvent il s’agit de personnes dotées d’une grande sensibilité et d’une grande réactivité. Le fait d’être une personne incapable d’être seule a un poids déterminant dans les addictions. Chez les jeunes, les abus sont de plus en plus précoces surtout dans l’utilisation de cannabis et d’alcool. Ces substances agissent sur des cerveaux immatures provoquant des risques de dysfonctionnement en société, des troubles de la mémoire ou de l’apprentissage et agissent aussi sur la concentration. On estime à 15% des adolescents ceux qui auront des séquelles de cet usage acharné. Il est important de préciser aussi, qu’une exposition précoce aux substances psycho actives, peut augmenter la susceptibilité à l’addiction à d’autres comportements ou substances, à l’âge adulte. Nous retiendrons donc que les plus vulnérables restent les jeunes, avec leur curiosité naturelle et l’attrait de l’interdit.

Facteurs favorisants :

  • Recherche de plaisirs nouveaux : nouveauté et surenchère.
  • Troubles psychiatriques : récents ou anciens.
  • Personnalité blessées : histoire personnelle de chacun.
  • Troubles de l’attachement : j’ai lu dans un livre de Catherine AUDIBERT que la relation addictive peut s’inscrire dans ce besoin qu’ont certains sujets de créer une relation plus sécurisante que celles qu’ils ont connue dans leur tendre enfance. On pourrait croire que chercher à autonomiser un enfant rapidement lui permette d’être indépendant plus vite alors que c’est plutôt l’inverse. Une mère, par sa présence sécurisante, donne à son enfant la capacité de découvrir le monde.
  • Stress : un stress précoce et même in utero peut accroître la sensibilité aux comportements addictifs.

Parlons un peu de sexe quand même

L’industrie du porno est bien sûr le principal vecteur des addictions à caractère sexuel. Masturbation compulsive, addiction à la pornographie sont de plus en plus fréquentes et aboutissent souvent à des divorces ou à des difficultés relationnelles dans différents domaines. L’hypersexualité s’accompagne parfois d’une perte de contrôle de son temps, de sa vie sociale et de son argent car avant de prendre la décision de consulter un thérapeute ou un sexologue, le sujet a dépensé beaucoup d’argent en rapports sexuels tarifés.

Thérapies

Nous ne sommes pas tous égaux en matière d’addiction et en premier lieu, il s’agira de vous demander à quoi vous sert l’addiction dont vous voulez venir à bout. Les techniques sophrologiques utilisées par les sexologues et la psychothérapie seront d’une aide remarquable pour vous accompagner dans le sevrage. La prise en charge des patients dépendants est pratiquement la même en sexologie que dans les autres domaines. Après la « consommation », ce sont toujours les mêmes émotions qui reviennent : culpabilité, honte, désespoir. Le thérapeute travaillera avec vous pour vous libérer de ces émotions et prévenir les rechutes. Un grand travail de restructuration cognitive sera également nécessaire. Peu importe votre stade de dépendance, l’important est la volonté de s’en sortir et le courage que vous mettrez à consulter.

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